Site de Beynes


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Histoire de la ville



Selon les archives, le nom de Beynes aurait une origine latine : NIBARNIUM (
IX siècle), BANIA, BAYNA ou BEYNA (1224) mais aussi une origine celtique : BEINE.

Beynes est une commune dont l'origine remonte à la préhistoire. Les traces de peuplement se manifestent sous la forme de haches en pierre polie trouvées sur le territoire.

Le
château de Beynes, situé au creux de la vallée, permettait de servir de seconde ligne de défense contre les invasions normandes ou anglaises qui avaient déjà réussi à franchir la vallée de l'Eure.

Au VIIIème siècle, le domaine de Beynes dépend alors de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Les ruines du château fort, entouré à l'origine de fossés de 20 à 30 mètres de large, témoignent de l'importance stratégique de Beynes à cette époque-là. En 998, Robert le Pieux (fils d'Hugues Capet) enlève le fief de l'abbaye pour le remettre à son gouverneur Hugues de Beauvais. Le domaine entre alors, au XIème siècle et pour une longue période, dans la famille des Montfort. Le château a été une garnison militaire jusqu'à la fin du XVème siècle puis est devenu résidence de plaisance.

Le château passa en
1553 à une favorite célèbre, Diane de Poitiers. Celle-ci fit construire au château un nouveau logis pour son royal amant Henri II. Elle en fit la commande à Philibert Delorme, architecte du roi, un des plus grands créateurs de la Renaissance, auteur du château des Tuileries, du château d'Anet ou d'une partie de celui de Chenonceau.

Le château de Beynes figure ainsi parmi les premiers répertoriés avec une charpente dont la technique a été inventée par ce grand architecte, précurseur du principe du "lamellé-collé" (petits morceaux de bois à l'époque chevillés).

Après avoir été, successivement, entre les mains d'illustres familles - Rochechouart au
XIXème siècle puis des Harincourt -, le château est cédé en 1956 à un cultivateur de Marcq, M.Benoist. Celui-ci le revend ensuite à une société civile immobilière grâce à M. Legoy, passionné d'archéologie. C'est véritablement grâce à lui que le château va enfin sortir de sa torpeur et surtout, de sa destruction entamée dès le XVIIIème siècle. A tel point qu'en 1732, ils décident de le démolir partiellement plutôt que de le restaurer, de façon à en revendre les matériaux. Ce dépeçage se poursuivit dans toute la deuxième moitié du XVIIIème siècle et bon nombre de maison de Beynes aujourd'hui sont construites avec les pierres du château.

M. Legoy, dans le cadre de la société immobilière, entame donc la première fouille des ruines et, surtout, fait inscrire le château à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1959. Cet acte majeur va permettre de récupérer le terrain constitué par les douves et de sauver le domaine.

En 1967, la Mairie de Beynes rachète un château à peine visible et enseveli par la végétation.

Le château de Beynes longtemps oublié, est depuis quelques années, le théâtre de multiples expériences concernant sa restauration. C'est ainsi que l'association de Sauvegarde du Château s'est intéressée à son histoire et à sa rénovation et que la Municipalité a organisé des chantiers d'insertion sur le site.

En
1996, les vestiges d'un donjon de forme ovale très rare, au XIIème siècle, furent découverts dans le cadre d'un programme de fouilles archéologiques départementales, organisé avec une équipe d'insertion.

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